Et son sourire, plus satisfait, plus gracieux, accompagna son refus d'aller à Combault.

—Vous avez tort, dit madame de Montesquiou, plus désireuse peut-être qu'elle n'osait se l'avouer de retrouver la compagnie de Maubreuil, Lefebvre et la maréchale sont d'excellentes gens qui nous recevront avec tout leur cœur... et puis la fête sera fort belle, l'Empereur a promis d'y assister...

Maubreuil, si maître qu'il fût de lui-même, ne pût s'empêcher de pousser un cri de surprise:

—Comment, Napoléon sera présent à ce mariage?... il se dérangera!... Lui, à Combault?

—Il l'a promis...

—Quel intérêt peut-il avoir à ce déplacement fatigant, lui si profondément égoïste, si insensible aux joies comme aux douleurs des peuples, des individus aussi?...

—Oh! ne dites pas de mal de l'Empereur! s'écria vivement madame de Montesquiou, effrayée, regardant du côté du factionnaire, immobile, indifférent, considérant vaguement sa guérite.

Maubreuil haussa légèrement les épaules.

—Je m'étonne simplement, dit-il, reprenant son sang-froid, que Napoléon quitte son palais, ses affaires, ses plaisirs même, dans le seul but de signer, dans un village, au contrat d'un simple chef d'escadron avec une orpheline sans situation, sans aïeux, dont la généalogie et l'apparentage ne pourront donner à sa cour récente ce lustre d'ancien régime qu'il recherche.

—Mademoiselle Alice de Beaurepaire est la fille du vaillant défenseur de Verdun...