Enfermé jusqu’à l’aube, impossible à surprendre,

Fronçant sous son bonnet son gros sourcil de cendre,

Se tenant dans son vieil uniforme bien droit,

— L’arme au bras et la main contre le téton droit,

Dans la position fixe et réglementaire,—

Gardant le fils ainsi qu’il a gardé le père,

— C’est ainsi que debout, chaque nuit, sur ton seuil,

Se donnant à lui-même un mot d’ordre d’orgueil,

Fier de faire une chose énorme et goguenarde,

Un grenadier français monte, à Schœnbrunn, la garde !