Les ailes du Vautour !

Cambo, juillet 1911.

II
PREMIER PASSAGE SUR MON JARDIN

J’avais sur la montagne un grand jardin secret.

Mais, ce soir, se levant du fond de la campagne,

Le long biplan que l’œil des bergers accompagne

Vint à ma solitude infliger un soufflet.

Car, doublant mon toit basque où, presque, il s’éraflait,

Le monstre pour lequel il n’est plus de montagne

Passa sur mon jardin comme le vent d’Espagne,