Fig. 3.—Coupe d’un pendentif sur la diagonale A B du plan figure 1.

La construction des églises d’Angoulême et de Fontevrault[8], dans les premières années du XIIᵉ siècle, indique que les architectes cherchaient à couvrir des espaces de plus en plus vastes suivant les méthodes aquitaines, mais en allégeant les voûtes et, par conséquent, en réduisant les points d’appui et de soutènement.

Fig. 4.—Plan d’une des coupoles d’Angoulême ou de Fontevrault.

La figure 4 donne le plan d’une des coupoles de l’église d’Angoulême, ou de celle de Fontevrault, qui furent bâties sur un plan identique, sauf le nombre des travées de la nef.

Fig. 5.—Coupe d’une travée des coupoles d’Angoulême.

La figure 5 indique la coupe d’une travée de ces églises et elle marque la différence considérable qui existe déjà entre la coupole mère de Saint-Front et celles qu’elle avait engendrées. La voûte en coupole sur pendentifs s’affine alors, et on peut bientôt constater un progrès nouveau qui prouve la préoccupation persistante des architectes d’alléger les voûtes.

L’église de Saint-Avit-Senieur, de même que celle de Montagne (Gironde), nous en fournit un exemple des plus utiles à étudier.