forment un soubassement d’une solidité parfaite couronné par l’église.

La coupe (fig. [153]) faite sur le transsept de l’église donne une idée exacte des constructions des XIᵉ et XIIᵉ siècles, ainsi que des bâtiments, la Merveille au nord et le logis abbatial au sud, qui se sont groupés successivement autour d’elles, à différentes époques.

La coupe longitudinale (fig. [154]) fait voir la crypte ou l’église basse, qui n’a pas été creusée dans le roc, comme on l’a dit, mais qui a été ménagée et bâtie au XVᵉ siècle sur les ruines de l’église romane, dans l’espace

Fig. 155.—Abbaye du Mont-Saint-Michel.—Galerie dite de l’Aquilon.

existant entre la déclivité de la montagne et le plateau

Fig. 156.—Abbaye du Mont-Saint-Michel, face nord.—Vue d’ensemble prise de la mer.

artificiel construit par les architectes primitifs. Cette coupe indique les substructions de l’église romane, agrandies au XIIIᵉ siècle par Robert de Thorigni, et qui ont, principalement du côté de l’ouest, des proportions gigantesques.