Devant les portes régnait un large portique, fermé aux deux extrémités, qui ne paraît pas avoir eu de nom particulier dans l’église latine. Les Grecs l’appelaient narthex, dont ferula est l’équivalent; mais la dénomination qui fut la plus employée dans l’Europe occidentale est porticus, d’où est venu porche.

C’est sous ce portique que stationnaient ceux qui ne pouvaient assister à tous les offices, en attendant le moment où ils pouvaient entrer dans l’église.

A l’intérieur de l’église, au revers de la façade, se trouvait le pronaos, délimité le plus souvent par une simple balustrade; mais, dans certaines basiliques, il prenait un aspect monumental, parce qu’il était formé par une colonnade traversant le bas de la nef et surmonté d’une tribune, comme à Sainte-Agnès-hors-les-Murs ([fig. 57]). Cette disposition n’était guère usitée que dans les basiliques étagées, la tribune établissait alors une communication entre les galeries supérieures des deux côtés.

Pendant les premiers siècles du triomphe de la religion chrétienne, dont le baptême est une des cérémonies les plus importantes, il était de règle que ce sacrement fût administré, par immersion, dans un édifice séparé de la basilique.

Saint Sylvestre fit construire, au IVᵉ siècle, près de la basilique de Saint-Jean-de-Latran, qu’il avait reçue de Constantin, un baptistère octogone, magnifiquement orné, et le consacra à saint Jean-Baptiste, qui était le saint auquel étaient dédiés presque tous les édifices du même genre.

On construisit des baptistères sous diverses formes: ronds ou octogones et souvent sur un plan carré, cantonné sur chaque face, ou seulement sur trois, d’une absidiole et affectant la figure d’un trèfle ou d’un quatrefeuille; le carré central couronné d’une voûte d’arête ou d’une petite coupole et les absidioles voûtées en quart de sphère.

Au milieu des baptistères était établi un bassin—labrum ou lavacrum, qu’on emplissait d’eau ou qui était alimenté par une source. On se servit souvent de cuves en marbre, en granit ou en porphyre enlevées aux thermes romains; mais le plus souvent la cuve baptismale, qui devait contenir plusieurs personnes, était formée de dalles de pierre ou de marbre, scellées dans une aire en ciment qui formait le fond.

Les absidioles étaient destinées à recevoir des autels sur lesquels on disait la messe afin de donner la communion aux néophytes après le baptême.

Dès le VIIIᵉ siècle, les usages relatifs à la cérémonie du baptême se modifièrent. Il fut permis de baptiser dans l’intérieur, et dès lors on plaça les piscines ou les cuves baptismales dans le bas côté gauche—du côté de l’évangile—des basiliques chrétiennes.

Depuis la fin du Vᵉ siècle, un grand nombre d’églises présentèrent une disposition qu’on ne trouve pas dans les basiliques d’Italie, mais qui rappelait celle de plusieurs églises de la Syrie centrale, de Constantinople et de la Grèce.