— On parle de pitiés infinies…
— Un seul, un seul pécheur damné contre un milliard de pécheurs pardonnés, c’est toujours l’irrémédiable abdication de Dieu.
— Tu n’admets pas le mal ?
— Non, s’il existe un Dieu assez puissant pour l’abolir.
— Les théologiens répondent que l’harmonie finale s’établit…
— Eh ! mon cher, la fin ne justifie pas les moyens.
Marcelin se mit à rire.
— Il me semble, dit-il, que tu lui fais son procès, au Dieu du catéchisme ?
— Il n’est qu’abominable ; mais songe au Dieu d’absurdité qu’ont créé les théologiens qui ont voulu fusionner avec la philosophie spiritualiste.
— Oui, le Dieu mi-partie religieux et mi-partie philosophique…