La promenade reprit.
— Eh bien, monsieur Marcelin, dit Amélie, m’offrez-vous votre bras ?
Marcelin pensa que le moment était venu, il s’efforça de laisser Paul en arrière ; c’était difficile ; en même temps, il préparait ce qu’il voulait dire ; il fallait oser, tout avouer, son amour, ses tristesses d’aujourd’hui… Après une grande demi-heure, il réussit à laisser Paul avec les mamans devant une boutique de chemins de croix. Tous deux firent vingt pas en silence.
— Mademoiselle, commença-t-il enfin, ainsi vous retournez ce soir à Paris.
— Certainement.
Après un instant :
— Quel dommage que vous ne puissiez venir à Dieppe ! J’aurais été si heureux !… Nous aurions fait des promenades, des…
— Malheureusement, je ne suis pas la maîtresse.
— Vous savez nager ?
Il s’égarait.