— Un peu, et vous ?

— Bien.

Il fallait recommencer. Il se tut pour reprendre. Ce n’était pas cela. Il valait mieux y aller franchement, d’un seul coup ; il prit son parti.

A ce moment, elle se retourna et appela Paul. Il accourut. Les calembours et les histoires recommencèrent jusqu’à la maison.

Elle donnait le bras à Marcelin, mais c’était avec Paul qu’elle était : c’est lui qu’elle écoutait, à lui qu’elle parlait.

Tout était fini.

Au dîner, Marcelin s’arrangea pour ne pas être à côté d’elle ; sans embarras, Paul prit sa place. Et tous deux ils causaient à mi-voix, comme Marcelin avec elle l’avant-veille. Paul s’était rapproché d’une façon presque inconvenante ; les parents ne disaient rien ; c’était insensé…

Enfin, l’heure du départ arriva.

— Elles ne m’ont même pas invité à aller les voir, se dit Marcelin. Tant mieux ! je n’y aurais pas été.

III