Au mois de mars, il put aller au dernier bal de l’Opéra. Il adorait ces foules. Cette fois, il s’y ennuya horriblement.

Le lendemain, il reçut de ses amis d’Angleterre une invitation de passer quelques mois, pendant la saison, chez eux, à Brighton. Vie paisible et confortable ; sports nombreux, pas de femmes, des amis charmants… une vraie cure. Pourquoi n’irait-il pas ?


Il vivait en ascète.

Les velléités érotiques qui lui venaient au cerveau, il les refrénait.

Le médecin lui permit de petites sorties, régulières, espacées, pas longues, régulières surtout. On revit les vieilles connaissances, Mignon, Georgette.

Le service militaire approchait ; Marcelin n’y songeait guère ; il fut terrifié.

Il y eut le tirage au sort, puis la revision. Marcelin invoqua ses études de droit, et obtint un sursis.

N’importe ; il faudrait tout de même en passer par là.