La phrase était à peine achevée, que Mlle Peyrolles se mit en marche, elle aussi, allant droit à un jeune homme qui venait de paraître à l’autre extrémité de la rue.
Jude et Jean, d’un mouvement pareil, précipitèrent l’allure. Mlle Peyrolles continuait de s’éloigner. Visiblement, elle avait la démarche lourde et un air d’égarement. Elle s’arrêta enfin, parut dominer son émoi, et d’une voix à peine distincte :
— Je vous demande pardon, dit-elle au nouvel arrivant, n’êtes-vous pas… je suis Mademoiselle Peyrolles…
Il y eut un imperceptible intervalle avant que la réponse vînt.
— Dans ce cas, ma tante, je voudrais bien vous embrasser.
Et devant Jude et Jean, témoins stupéfaits, Mlle Peyrolles pour la première fois étreignit son neveu.
III
Marc, s’arrachant à l’étreinte, murmura le premier :
— Pourquoi vous êtes-vous dérangée ? je comptais…
Elle l’interrompit :