— Je ne comprends pas bien.

Mais tandis qu’elle parlait, la femme de ménage venait d’approcher à pas de loup :

— Ça y est : le plat est sur la table.

M. Lethois se leva brusquement :

— Allons, fit-il, l’attente a été moins longue que je ne le craignais. J’espère que vous avez toujours faim ?

— Certainement.

— Je vous montre la route.

Il gravit les marches pour rentrer. Thérèse suivit. Un vague serrement de cœur tuait sa joie. Après ces avertissements embrouillés, il lui semblait déjà n’être plus là qu’en passant, comme dans une auberge.

Ils arrivèrent dans la salle à manger au moment où la femme de ménage allumait la lampe.

— Ouf ! dit M. Lethois que ces quelques pas avaient épuisé, il fait bon rentrer chez soi.