— Pour décider, murmura-t-il, il faudrait avoir eu le temps de réfléchir. Naturellement, avant de venir, je n’avais pensé à rien…
L’abbé se recueillit, puis, sans dissimuler le prodigieux effort qu’il faisait :
— En ce cas, voici mon conseil. Retourne à Semur. J’ignorerai que tu es venu.
René le considéra avec surprise.
— Mais moi, pourrai-je ne pas le savoir ?
— Oh ! fit l’abbé, si difficile que cela paraisse, la volonté parvient toujours à dominer une pensée mauvaise. Pars donc : va rejoindre notre mère. Elle t’attend là-bas.
Au nom de sa mère, il sembla que René découvrît de nouveau la réalité que son frère s’efforçait d’effacer.
— Non, dit-il, ce serait au-dessus de mes forces.
Et quittant le fauteuil, il s’apprêta à sortir.
La voix du prêtre devint suppliante :