Et prenant son bras, je l’entraînai vers la terrasse. Il hésita, puis avec un peu d’effort :

— Je suis sans fausse honte, commença-t-il, et tiens d’abord à m’excuser.

— De quoi, grand Dieu ?

— Oh ! vous le savez aussi bien que moi. En ne m’obligeant pas à préciser, vous me prouverez que vous ne m’en voulez plus… A peine étiez-vous parti que ma fille me contait votre entretien : — elle ne me cache jamais rien, cela va de soi. Mis au courant des sentiments que vous veniez de témoigner pour tous les deux, il m’a semblé désirable de ne pas remettre mon remerciement. Elle et moi, croyez-le, sommes touchés… extrêmement.

Je me contentai d’acquiescer d’un signe de tête. Excuses et remerciements ne me paraissaient ni si urgents ni même utiles.

— … Le plus délicat enfin reste à dire… acheva-t-il avec un embarras croissant. Consentiriez-vous à me laisser mettre à l’épreuve sur l’heure le dévouement que vous nous offrez et dont je ne doutais pas, quoi qu’il y parût ?…

Cette fois, du moins, le but véritable de son retour apparaissait. Je répondis, intrigué :

— Mais… certainement !… Que désirez-vous que je fasse ?

— Rien que répondre à ma question : qu’avez-vous appris chez le notaire ?

Je l’abandonnai stupéfait :