— Qu’y a-t-il ? vous vous taisez… Serait-ce donc là ce dévouement…

Je l’arrêtai :

— Rassurez-vous, j’accepte le mandat, à condition toutefois de n’être, ni de près, ni de loin, responsable de l’issue.

— Ah ! s’écria-t-il, vous êtes donc bien l’ami que j’espérais !

Je hochai la tête et poursuivis :

— Je voudrais aussi vous poser une simple question : qu’arrivera-t-il le jour où se trouvera sur votre chemin le prétendant, officiel ou caché, choisi par la destinée pour prendre votre place dans le cœur de votre fille ?

Il recula, comme au reçu d’un choc :

— On ne prend pas la place d’un père !

— On ne prend pas la même, c’est entendu, mais vous croirez qu’elle l’est.

Je vis un flux de sang colorer ses joues.