— Non, dit-il, je n’en parle pas comme tout le monde et même, à ce propos, peut-être demain vous demanderai-je…

— Rentrons-nous ? interrompit mademoiselle Lormier. Tu parais fatigué.

Nous échangeâmes de rapides serrements de main.

— Demain donc, vers deux heures…

— Oui, répondit mademoiselle Lormier pour son père.

Je me retrouvai seul. Je m’expliquais mal les dernières paroles de M. Lormier. Y avait-il donc un lien entre La Gilardière et lui ? et encore, de quelle manière, sous quel prétexte, prétendait-il me mêler à l’histoire ?

— Bah ! murmurai-je, je verrai demain ce qu’il en retourne !

Ensuite, à grands pas, je m’éloignai du Rempart. Cependant, parvenu à la hauteur de l’isthme qui rejoint la ville, je me retournai de nouveau, peut-être pour chercher une réponse anticipée aux questions que j’agitais, et voici le spectacle que j’aperçus.

Sur la chaussée passaient un monsieur, la badine à la main, et les dames Traversot. En arrière, mademoiselle Lormier, oubliant qu’elle devait sortir, et remontée à sa tour, avait ouvert ses fenêtres toutes grandes ; accoudée à l’une d’elles, elle regardait les promeneurs…

IV