[685] V. ses Curiosités et Indiscrétions, in-8º, p. 144.
«Le Congrès ne marche pas, mais il danse;» très joli mot encore, le meilleur même qu'on ait fait sur les joyeuses lenteurs du Congrès de Vienne; qui l'a dit? Le vieux prince de Ligne, «que le Congrès enterra, sans cesser de danser[686]».
[686] V. un art. de M. Cuvillier-Fleury, Journal des Débats, 5 février 1861.
«Il y a de l'écho en France quand on prononce ici les mots d'honneur et de patrie.» De qui cette phrase? Du général Foy à la Chambre, le 30 décembre 1820[687].
[687] A propos des réclamations de M. Marié-Duplan contre la réduction de son traitement de légionnaire.
«Malheureuse France! malheureux roi!» Qui a écrit cela deux jours après la nomination du ministère Polignac? Étienne Béquet, dans le Journal des Débats.
«Le roi règne et ne gouverne pas.» De qui cette formule? où et quand fut-elle écrite? Elle est de M. Thiers journaliste; c'est dans un des premiers numéros du National, fondé le 1er janvier 1830, qu'elle parut. Ainsi l'expression la plus nette du gouvernement constitutionnel fut formulée sous l'œil même du plus inconstitutionnel des pouvoirs, déjà prêt à violer la Constitution, et à en mourir.
«Nous dansons sur un volcan!» Où, quand et par qui cela a-t-il été dit? Par M. de Salvandy, vers le même temps, à une fête du duc d'Orléans[688]. «Le 31 mai, dit M. Guizot[689], il donnait à son beau-frère, le roi de Naples, arrivé depuis peu à Paris, une fête au Palais-Royal; le roi Charles X et toute la famille royale y assistaient; la magnificence était grande, la réunion brillante et très animée. «Monseigneur, dit au duc d'Orléans, en passant près de lui, M. de Salvandy, ceci est une fête toute napolitaine; nous dansons sur un volcan.»
[688] M. de Salvandy a lui-même raconté le fait et le mot dans le Livre des cent et un, t. Ier, p. 398.
[689] Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps, t. II, p. 13.