[34] Barbier, Examen critique des Biographies, t. I, p. 365. V. aussi Libri, Hist. des sciences en Italie, t. IV, p. 259 et suiv.; Biot, Mélang. scient. et litt., t. III, p. 18, 19, 24, 28, 32, et l'ouvrage de M. Philarète Chasle, Galileo Galilei, sa vie, son procès et ses contemporains, liv. III. Ce livre a soulevé de vives critiques, mais aucune, même la plus nette, celle de M. Trouessard dans la Revue de l'Instruction publique (6 mars 1862, p. 778-782), n'a suffisamment prouvé que le fait qui nous occupe, et que M. Chasle a nié, comme nous, ne fût pas niable. La publication posthume du docteur Parchappe, continuée par son ami M. Fréd. Baudry, Galilée, sa vie, ses découvertes et ses travaux, n'a pu davantage arriver à une conclusion contraire, ainsi que M. Ernest Renan lui-même en est convenu dans les Débats.—Ce qu'on a dit de la prison du Tasse n'est pas plus prouvé. Il suffit de lire les Lettres du poète pour voir que ce n'est qu'un mensonge attendrissant. Le Tasse était fou: on l'enferma, mais avec tous les égards possibles. Il eut de beaux appartements pour prison. (Valery, Voyages en Italie, 1833, in-8º, t. II, p. 93-95; et, du même, Curios. et Anecd. italiennes, 1842, in-8º, p. 271. V. aussi un article de M. P. Deltuf, Rev. franç., 20 déc. 1858, p. 357-367.)
[35] Revue des Deux-Mondes, 1er nov. 1843, p. 480-483. V. aussi un article d'Hoffmann dans le Journal des Débats, 1er déc, 1815.
[36] Navarette, Les Quatre Voyages de Colomb, in-8, t. I, p. 116, et un article de M. Berger de Xivrey dans la Revue de Paris, 25 nov. 1838, p. 269.
[37] Hist. d'Amérique, t. I, p. 117.
[38] Examen critique de l'histoire de la géographie du nouveau continent, t. I, p. 245.
J'aurais encore cherché querelle au même Robertson pour tout ce qu'il a dit touchant le séjour de Charles-Quint au monastère de Yuste, son amour des horloges, son enterrement anticipé, etc., et mille autres fables dont il m'eût été d'autant plus facile d'avoir raison que les excellents livres de MM. Mignet et Amédée Pichot semblent publiés tout exprès pour m'aider dans cette réfutation[39]. Que vous dirais-je de plus? Me prenant aussi corps à corps avec la légende de Guillaume-Tell, je l'aurais renvoyée parmi les contes du Danemark, comme on s'en avisa justement dès l'année 1760[40]; et, ne croyant en cela faire tort qu'à un trop éternel mensonge et point du tout à une nation qui, pour perdre son héros traditionnel, n'en restera pas moins très héroïque, je n'aurais pris nul souci des brochures qu'ont publiées pour le revendiquer le baron de Zurlauben[41] et MM. X. Zuraggen[42] et J.-J. Hisely[43], non plus que de je ne sais quelle charte imaginée tout exprès par les jésuites de Fribourg[44].
[39] V. aussi dans le Bull. de l'Alliance des Arts (10 oct. 1843, p. 123), un article dans lequel on analyse avec grand soin la lettre écrite par M. H. Wheaton au secrétaire de l'Institut national de Washington, touchant ces erreurs de l'historien de Charles-Quint. M. Wheaton, dans sa réfutation, s'autorise de l'ouvrage de D. Thomas Gonzalez ainsi que des mss. de Quesa et de Velasquez de Molina, secrétaire privé de l'empereur. Mais l'ouvrage le plus excellent à consulter sur ce sujet est celui de M. Stirling, Last days of Charles V.
[40] C'est le fils aîné de Haller, qui, dans un petit écrit intitulé Fables Danisch, essaya de prouver ainsi la fausseté du fait. Son livre, qui fut condamné au feu, est aujourd'hui très rare.
[41] Il publia à Paris, chez Vente, en 1767, une lettre in-12 intitulée Guillaume Tell, à propos de la tragédie de Lemierre, où il fit l'historique complet de ce qui aurait précédé et suivi la conspiration. V. le Journal encyclopédique du 15 av. 1767, p. 140.