Le mariage est la reproduction dans l'humanité du grand mystère cosmogonique. Il doit être un comme Dieu et la nature sont un.
Le mariage c'est l'unité de l'arbre de vie; la débauche c'est la division et la mort.
L'arbre de vie étant unique, et les branches qui s'épanouissent dans le ciel et fleurissent en étoiles correspondant aux racines cachées dans la terre.
L'astrologie est une synthèse.
La connaissance des vertus, soit médicales, soit magiques des plantes, des métaux, des corps, en qui réside plus ou moins la vie, est une synthèse.
Les puissances de l'organisation, à ses divers degrés, sont révélés par une synthèse.
Les agrégations et les affinités des métaux, comme l'âme végétative des plantes, comme toutes les forces assimilatrices, sont également révélées par une synthèse [5].»
Note 5:[ (retour) ] Ballanche, Orphée, liv. VIII, p. 169, édit. 1833.
On a dit que le beau est la splendeur du vrai. C'est donc à cette grande lumière d'Orphée qu'il faut attribuer la beauté de la forme révélée pour la première fois en Grèce. C'est à Orphée que remonte l'école du divin Platon, ce père profane de la haute philosophie chrétienne. C'est à lui que Pythagore et les illuminés d'Alexandrie ont emprunté leurs mystères. L'initiation ne change pas; nous la retrouvons toujours la même à travers les âges. Les derniers disciples de Pascalis Martinez sont encore les enfants d'Orphée, mais ils adorent le réalisateur de la philosophie antique, le verbe incarné des chrétiens.
Nous avons dit que la première partie de la fable de la toison d'or renferme les secrets de la magie orphique, et que la seconde partie est consacrée à de sages avertissements contre les abus de la goétie ou de la magie ténébreuse.