[370] Voir Rois III, XVII, 17-24, et IV, I, 18-37.

« Ne vous tourmentez pas, car son âme est en lui. »

Il semblait n’avoir pas fait un miracle, mais simplement ranimé l’enfant évanoui. Humble et tranquille il remonta, « rompit le pain », mangea, et, après avoir parlé abondamment jusqu’à l’aurore, il partit.

Dans cet acte étrange, il avait écouté une inspiration évidente. Sans doute, c’est au nom du Seigneur Jésus qu’il ressuscite Eutychos. Mais l’immédiate réaction de son premier élan marque le pli judaïque de son mysticisme.

De Troas il gagna par voie de terre Assos. Là, entre deux tours carrées, subsiste encore l’arc aigu d’une porte sous laquelle, certainement, il passa.

Il se rembarqua dans le port d’Assos, fit escale à Mytilène ; de là, son navire mit le cap sur Chio ; il jeta l’ancre devant cette île pour la nuit ; il aborda, le jour suivant, à Samos ; et, le surlendemain, les passagers débarquèrent à Milet.

Paul aurait pu, de Milet, se diriger vers Éphèse. Mais les Éphésiens l’eussent retenu, et il était pressé, il voulait, pour y célébrer la Pentecôte, comme un bon Juif l’eût fait, arriver au plus vite à Jérusalem.

Cependant, les presbytres d’Éphèse et d’autres villes proches venaient d’être avertis qu’il passait.

A son appel ils se réunirent, peut-être dans une proseuché voisine de la mer. C’étaient, pour la plupart, des gens d’assez humble condition, des ouvriers, de petits marchands, des hommes à qui Paul, tout à l’heure, montrera ses mains rudes, en signe de fraternité, en exemple de laborieuse vaillance.

Il leur parla, comme si, devant les périls où il s’engageait, il leur laissait un adieu pareil à un testament.