[438] I, 3.
[439] IV, 20.
[440] I, 5.
Ainsi donc, après son acquittement, Paul retourna voir les églises d’Achaïe, de Macédoine, d’Asie. Il fit une mission en Crète, et chargea Tite d’y bien asseoir son œuvre.
Quant au voyage en Espagne, si fermement projeté, put-il l’accomplir, et vers quel temps ? Le témoignage de Clément Romain[441], laisse entendre que Paul « atteignit le terme de l’Occident » ; et ces mots, si vagues qu’ils soient, se rapportent, non à Rome, mais plutôt à l’Espagne, point extrême où l’Annonciateur visait, avant de paraître devant son Juge et de lui dire : « Toute la terre a entendu votre nom. Maintenant, venez, Seigneur. » Seulement, rien n’indique les circonstances ni l’époque de son exploration.
[441] Voir p. 10.
Est-ce alors que Paul conçut ou inspira l’épître aux Hébreux ? Les exégètes se sont épuisés en hypothèses autour de ce texte mystérieux. Il ne porte aucune salutation initiale, aucune allusion à l’entourage de Paul, sauf à Timothée, dont il dit sèchement :
« Vous savez du frère Timothée qu’il est remis en liberté. S’il ne tarde pas à venir, c’est avec lui que j’irai vous voir… Ceux d’Italie vous saluent. »
Paul en personne n’eût pas ainsi parlé, semble-t-il, de celui qu’il aimait comme un fils, « son vrai fils dans la foi ».
Le fond de la lettre est paulinien par la doctrine. Nous saluons au passage des locutions théologiques, des métaphores familières :