[47] Id. I, 17.

[48] Deutéronome XX, 10-11.

[49] Id. XXI, 11-14.

Moïse interdisait de livrer l’esclave fugitif à son maître[50], de garder plus d’un jour le gage du débiteur pauvre[51]. Il commandait au riche d’ouvrir sa main à l’indigent, de laisser, pour l’orphelin et la veuve, sur l’olivier quelques olives, dans la vigne quelques grappes[52]. Il enseignait même la pitié pour les animaux : « Si, en marchant sur une route, tu trouves dans les branches d’un arbre ou à terre, un nid d’oiseau, et la mère couvant ses œufs ou ses petits, tu ne la retiendras pas captive[53]. » Josèphe, célébrant l’humanité de la loi juive, observe qu’elle défendait de tuer les animaux, « s’ils entraient en suppliants dans une maison[54] ».

[50] Id. XXIII, 15.

[51] Id. XXIV, 12-13.

[52] Id. XXIV, 21.

[53] Id. XXII, 6.

[54] Contre Apion, l. II, ch. VI.

Un peuple où l’on avait conçu et compris, du moins littéralement, le Cantique des Cantiques, les Psaumes, les Livres des Prophètes, ne pouvait ignorer les délicatesses ni les violences de l’amour humain ou divin. Nul n’a senti d’une façon plus véhémente que l’amour est fait de pitié.