Alors, déçu, exaspéré, le prolétaire poussa un immense cri de douleur ? Et ce cri de douleur s’est répercuté dans toute notre littérature !

C’est Henri Heine qui s’écrie :

« Elle est depuis longtemps jugée, condamnée, cette vieille société. Que justice se fasse ! Qu’il soit brisé, ce vieux monde… où l’innocence a péri, où l’égoïsme a prospéré, où l’homme a été exploité par l’homme ! Qu’ils soient détruits de fond en comble, ces sépulcres blanchis où résident le mensonge et l’iniquité ! »

C’est Lamennais qui maudit :

« Nous disons que votre société n’est pas même une société, qu’elle n’en est pas même l’ombre, mais un assemblage d’êtres qu’on ne sait comment nommer : administrés, manipulés, exploités au gré de vos caprices, un parc, un troupeau, un amas de bétail humain destiné par vous à assouvir vos convoitises. »

C’est Victor Hugo qui blasphème :

« Et quelle société que celle qui a, à ce point, pour base la disproportion et l’injustice ? Ne serait-ce pas le cas de tout prendre par les quatre coins et d’envoyer pêle-mêle au plafond la nappe, le festin, et l’orgie, et l’ivresse, et l’ivrognerie, et les convives, et ceux qui sont à deux coudes sur la table, et ceux qui sont à quatre pattes dessous ; et de recracher tout au nez de Dieu et de jeter au ciel toute la terre ?

« … C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. »

Non seulement le bonheur n’est pas venu, mais l’honneur s’est enfui.

Flaubert constate :