Vous a-t-on prouvé qu’il s’est associé, tout au moins entendu, avec les hommes assis à ses côtés ?

Jean Grave s’est-il, dans ce but, affilié à Sébastien Faure, à Fénéon, à Chatel, à tous les autres ?

Montrez-moi le concert criminel établi entre lui et ces hommes !

Montrez-moi, du moins, les relations, orales, écrites, pécuniaires, qu’il a entretenues avec eux !

En lisant la procédure, j’ai été stupéfait.

Je m’attendais à trouver, non une preuve — je savais qu’elle n’existait pas — mais tout au moins une présomption, un indice, un témoignage, cette chose quelconque dont on semble désormais disposé à se contenter.

Qu’ai-je vu ?

Le magistrat instructeur commence par lire à Jean Grave un écrit incendiaire : vous croyez que c’est la Révolte et que c’est signé de Jean Grave ?

Du tout. C’est un recueil qui s’intitule : Recueil international !

Et Jean Grave de répondre :