« Je n’accepte pas les théories de l’International. J’ai toujours refusé d’entrer en relation avec les rédacteurs de ce journal, parce que je le considérais comme un journal subventionné par la police. »
Et il ajoute ces mots que je vous signale parce qu’ils sont la meilleure formule de l’état d’esprit de Jean Grave et le résumé le plus net de ses théories :
« Je ne suis pas partisan de la violence pour la violence. Mais la violence découlera nécessairement de la situation. »
Ce qui est une opinion, vraie ou fausse, mais partagée à l’heure actuelle par beaucoup de bons esprits !
C’était l’opinion de Béranger, quand il prédisait :
« Nous approchons de l’état de crise et du siècle des révolutions. »
Le dramatique génie de Victor Hugo — le voyant magnifique — a terriblement précisé la prédiction de Béranger :
« Le siècle ne finira pas sans une grande révolution. »
C’est, à tort ou à raison, l’impression de Jean Grave. Et cette impression ne tombe, j’imagine, sous le coup d’aucun texte de loi !
La réponse de Jean Grave était topique !