Non pas, c'est moi: c'est la plus laide!

Et elle l'entraîne. L'autre tire de son côté. Le jeune homme, tiré à trois vieilles, est peu s'en faut, écartelé: premier supplice, qui n'est que le prélude de l'autre. La troisième vieille, et la plus effroyable, l'emporte enfin, sur les deux premières, conformément à la loi.

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La pièce se termine, comme d'ordinaire, par une bombance générale, à laquelle on invite plaisamment les spectateurs: «Vieillards, jeunes gens et enfants, le dîner est prêt pour tout le monde sans exception,… si l'on s'en va chez soi.»

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Le poète, paraissant demander grâce pour son excessive liberté—d'imagination, de paroles et d'actions,—ajoute, par la voix du coryphée, une adroite requête au public et aux juges du concours dramatique: «Que les sages me jugent sur ce que j'ai dit de sage, les fous sur ce que j'ai dit de fou; je me soumets ainsi au jugement de tous.»

Puis le chœur de femmes se sépare en deux demi-chœurs, qui bondissent, poussant des cris de joie et de triomphe: «Courons nous mettre à table! les autres mangent déjà! Sautons en l'air, ohé! évohé! allons manger! Evohé, ohé! célébrons la victoire! ohé, ohé, ohé, ohé!»

C'est par ces cris, et par une sorte de ballet, comme toujours, que se terminait la comédie.

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En résumé,—passons sur la licence, inséparable des fêtes du dieu du vin,—est-il possible de mettre plus d'entrain et de gaieté dans la critique d'une utopie socialiste?