—Maître absolu.
—Comment cela?
M. Verdale haussa les épaules.
—Ne le savez-vous pas aussi bien que moi? fit-il...
Assurément oui, si Raymond eût eu les papiers, mais il ne les avait pas, malheureusement, et laisser soupçonner la main de Laurent Cornevin eût été une faute impardonnable. De là, pour Me Roberjot, une position assez délicate.
—N'importe, cher monsieur Verdale, dit-il, auriez-vous quelque répugnance à nous donner vos idées?
—Moi!... Aucune; je n'ai plus rien à craindre de Combelaine désormais, et il est de mon intérêt que ce soit vous qui l'emportiez...
—Eh bien, alors?
—Alors, quoi!... Ces papiers ne mettent-ils pas à votre discrétion tous les gens qui ont été complices des intrigues et des tripotages de Combelaine: Maumussy, la princesse d'Eljonsen, le docteur Buiron et tant d'autres!... Menacez-les de publier leur correspondance, et ils remueront ciel et terre. La justice, je le sais, ne lâche pas aisément sa proie, et M. Barban d'Avranchel est le plus têtu des hommes... Mais il est avec le ciel des accommodements... Jamais le gouvernement ne laissera compromettre tant de gens qui ont été siens; jamais, il ne le peut pas. Ce serait précipiter sa chute...
Me Roberjot semblait assez de cet avis.