—C'est votre dernier mot, Roberjot? insista-t-il.
—Oui.
—Vous me laisserez me retirer ainsi?
Me Roberjot garda le silence.
—Adieu donc! dit M. Verdale.
Il avait repris son chapeau et son portefeuille, et il dut faire quelques pas vers la porte, car il sortit du cercle qu'embrassaient les regards de Mme Delorge. Mais il reparut presque aussitôt, comme s'il se fût raccroché à un nouvel et dernier espoir, et d'une voix suppliante:
—Voyons, Sosthène, reprit-il, tutoyant de nouveau son ancien camarade, et lui rendant le nom qu'il lui donnait au collège, que dois-je faire pour mériter cette lettre, pour la gagner? Veux-tu que je donne vingt mille francs aux pauvres, le double, le triple, ta part tout entière?... Veux-tu que je fonde une école, un hôpital?... Parle...
—Je ne veux rien.
L'architecte s'arrachait les cheveux.
—Implacable! s'écriait-il. Mon Dieu! que faire? Sosthène, mon vieil ami, faut-il que je m'humilie devant toi? Ah!... il m'en coûte d'implorer ainsi.