C'est dans le passé qu'il fallait aller chercher la pensée de l'empereur, dans ses proclamations de Boulogne et de Strasbourg ou encore dans ses réponses devant la Chambre des pairs lors de son procès.

Là, parlant à ses juges, mais s'adressant à la France, il avait dit:

«Je représente devant vous un principe, une cause, une défaite.

«Le principe, c'est la souveraineté du peuple.

«La cause, c'est celle de l'empire.

«La défaite, Waterloo.

«Le principe, vous l'avez admis;—la cause, vous l'avez servie;—la défaite, vous brûlez de la venger...»

—Et Napoléon III la vengera, disaient fièrement ses partisans et, en échange des stériles libertés qu'il prend à la France, il saura lui rendre le prestige de la gloire militaire.

L'opinion était donc préparée à tout, lorsqu'on apprit que la France allait avoir la guerre avec la Russie.

L'Angleterre, cette fois, était notre alliée; ses soldats allaient se battre à côté des nôtres.