Depuis longtemps la grossesse de l'impératrice avait été annoncée officiellement...
Le 15 mars 1856, le président du Corps législatif apprit à ses collègues que Sa Majesté entrait dans les douleurs de l'enfantement...
L'Assemblée, aussitôt, se déclara en permanence.
Aussi bien, à cette heure-là même, les bruits les plus contradictoires se répandaient-ils dans Paris.
On disait l'impératrice au plus mal, et que l'accoucheur de la reine d'Angleterre, arrivé dans la nuit, désespérait d'elle. D'autres assuraient que l'enfant, qui était une fille, venait de mourir.
La vérité, c'est que l'accouchement fut laborieux. Mais dans la nuit, sur les trois heures, l'impératrice accoucha d'un garçon.
—Voilà la dynastie fondée à perpétuité! s'écrièrent les journaux dévoués.
Tout, en effet, souriait à l'empereur, et l'empire arrivait à l'apogée de sa puissance.
Et, le jour où les plénipotentiaires du congrès vinrent en grand uniforme présenter aux Tuileries le traité signé par eux, Napoléon III parut l'arbitre de l'Europe...
—Que me parlez-vous de Providence et de justice divine! disait ce soir-là M. Ducoudray à Mme Delorge.