—Vous êtes le fils du baron Verdale, monsieur? lui demanda brusquement Me Roberjot.

S'il ne l'eût dit, on ne s'en serait pas douté, tant sa personne et ses façons rappelaient peu l'architecte millionnaire.

Grand, mince, très blond, il était élégamment, mais fort simplement vêtu de vêtements de couleur foncée.

—C'est sans doute de la part du baron que vous venez, monsieur, reprit Me Roberjot.

Le jeune homme secoua la tête.

—Mieux que personne, monsieur, dit-il, vous savez que mon père n'a pas le moindre droit à ce titre de baron, qu'il imprime sur ses cartes de visite... C'est une faiblesse...

Il n'acheva pas, mais son geste signifiait clairement: Donc, épargnez-moi l'ironie de ce titre.

—Ensuite, monsieur, reprit-il, ce n'est pas, je vous l'affirme, mon père qui m'envoie. C'est de mon propre mouvement que je viens...

Il s'arrêta court.

Il venait d'apercevoir Raymond qui, par discrétion, se tenait un peu à l'écart...