Pascal trouva que cela tombait on ne peut mieux. Il s’habilla avec plus de soin qu’à l’ordinaire, et, comme toujours, avant de sortir, il alla embrasser sa mère.

—Comme te voici paré, lui dit-elle en souriant.

—Je vais en soirée, chère mère, répondit-il, et je rentrerai probablement très-tard. Ainsi, ne m’attends pas, je t’en prie; promets-moi de te coucher comme à l’ordinaire.

—Tu as le passe-partout?

—Oui, mère.

—Eh bien! je ne t’attendrai pas... Tu trouveras, en entrant, ta bougie et des allumettes sur le buffet, dans l’antichambre... Et enveloppe-toi bien, car il fait très-froid.

Elle tendit son front aux lèvres de son fils et gaiement ajouta:

—Et amuse-toi bien...

Fidèle à sa promesse, Mme Férailleur se mit au lit comme tous les soirs, mais c’est vainement qu’elle appela le sommeil.

Elle n’avait certes aucune raison de s’inquiéter, et cependant cette idée que son fils était dehors l’emplissait d’appréhensions vagues qu’elle n’avait jamais ressenties.