Une inspiration du ciel éclaira la pauvre mère.

La porte était à deux battants, et les barres se trouvaient du côté de Mme Férailleur. Elle les tira avec précaution, puis brusquement, d’un seul coup, elle poussa la porte, se précipita dans le cabinet, et bondit jusqu’à son fils, qu’elle entoura de ses bras...

—Pascal!... malheureux!... Qu’allais-tu faire!...

Lui fut si surpris que son arme lui échappa et qu’il s’affaissa sur son fauteuil... L’idée ne lui venait pas de nier, et d’ailleurs prononcer une parole lui eût été impossible.

Mais il y avait sur son bureau adressée à sa mère, une lettre qui devait parler de lui.

Mme Férailleur la prit, brisa le cachet et lut:

«Pardonne-moi... je vais mourir, il le faut; je ne saurais me résigner à vivre déshonoré et je le suis...»

—Déshonoré!... toi!... s’écria la malheureuse mère. Qu’est-ce que cela signifie, mon Dieu!... Parle, je t’en conjure, dis-moi tout, il le faut, je te l’ordonne... je le veux!

Peu à peu, il se remettait à ces accents si tendres et si impérieux à la fois, et d’une voix morne, il raconta la terrifiante succession des événements qui l’accablaient.

Il n’omettait pas un détail, exagérant, s’il est possible, plutôt que palliant l’horreur de sa situation. Soit qu’il ressentît une atroce satisfaction à se prouver à lui-même que tout était désespéré, soit qu’il crût pouvoir amener sa mère à lui dire: