—Parfait! me voilà tranquille... Cela me dispense d’ajouter que si vous parlez vous êtes un homme mort... Vous me connaissez, n’est-ce pas? Vous savez comment je manie une épée, ne l’oubliez pas...
Il était si menaçant que l’autre frissonna.
—On vous interrogera certainement, reprit M. de Coralth; vous répondrez que vous avez tout su par un ami de M. Patterson... Maintenant, signons notre traité.
C’est bien sans voir, assurément, que M. Wilkie signa.
—Au fait, disait-il, au fait... ces millions... cette succession!...
Mais M. de Coralth, une fois encore relisait le traité. Ayant fini:
—La succession qui vous revient, prononça-t-il, est celle de M. le comte de Chalusse, votre oncle... il laisse, assure-t-on, huit ou dix millions...
Au geste convulsif de M. Wilkie, à l’éclat de ses yeux, on eût dit que sa cervelle ne pouvait supporter une chance si prodigieuse et qu’il devenait fou.
—Je savais bien que j’appartenais à une grande famille, s’écria-t-il. Le comte de Chalusse, mon oncle! Je suis très-noble, n’est-ce pas?... C’est les petits camarades qui vont faire un nez! J’aurai une couronne à l’angle de mes cartes de visite. C’est cela qui est chic!
D’un geste, M. de Coralth lui imposa silence.