—Oh!... attendez avant de vous réjouir, fit-il. Oui, votre mère est une demoiselle de Chalusse, et c’est par elle que vous héritez. Seulement... ne vous désolez pas trop... il y a des exemples de malheurs semblables dans les plus grandes familles... les circonstances, la dureté des parents, quelquefois... un amour plus puissant que la raison...

Non, en vérité, M. de Coralth n’avait pas de préjugés, et cependant, au moment d’apprendre à cet intéressant jeune homme ce qu’était sa mère, il hésitait...

—Et alors?... insista M. Wilkie.

—Eh bien!... Votre mère étant jeune fille... à vingt ans... s’est enfuie de la maison paternelle, avec... un homme qu’elle aimait... Abandonnée, elle s’est trouvée dans une misère profonde... il fallait vivre, n’est-ce pas?... Vous aviez faim... Elle a changé de nom... et maintenant elle s’appelle Lia d’Argelès...

M. Wilkie, à ce nom, bondit.

—Lia d’Argelès!... fit-il.

Et éclatant de rire, il ajouta:

—C’est égal, je la trouve raide!...

V

—Cet homme qui sort emporte ton secret, tu es perdue!...