Une porte faisant face à celle par où il était entré s’ouvrit. Mme d’Argelès parut...

Mais déjà ce n’était plus la d’Argelès folle de douleur et de honte dont le trouble mortel avait épouvanté ses hôtes.

Pendant la minute de répit que lui avait laissée la destinée, une de ces inspirations lui était venue, dont l’audace, en cas de succès, rétablit les situations les plus compromises.

Elle crut que son salut dépendait peut-être de son sang-froid.

Rassemblant donc en un suprême et sublime effort tout ce qu’il y avait en elle d’énergie et de volonté, elle maîtrisa son désespoir et dompta le trouble de ses pensées, pareille à celui qui, côtoyant l’abîme, se raidit contre le vertige.

Et elle réussit à paraître calme, railleuse, hautaine, et de marbre.

—C’est vous, monsieur, demanda-t-elle, qui m’avez fait passer cette carte?

Tout décontenancé, M. Wilkie ne sut que s’incliner, en bredouillant une réponse à peine intelligible:

—Excusez-moi! Désolé, parole sacrée!... Je vous dérange peut-être.

—Vous êtes, interrompit Mme d’Argelès, d’un ton où le dédain le disputait à l’ironie, vous êtes M. Wilkie, de... «l’école des haras.»