—Vous me trompez, bégaya-t-il.

—Demain, je vous montrerai mon contrat de mariage...

—Pourquoi pas ce soir?

—Parce qu’il est serré dans une pièce pleine de monde en ce moment.

—Et comment se nomme mon père?

—Arthur Gordon... Il est Américain.

—Alors, moi, je m’appelle Wilkie Gordon?...

—Oui.

C’est avec une indicible angoisse que Mme d’Argelès épiait la physionomie bouleversée de son fils... Quelle résolution allait sortir de la méditation où elle le voyait plongé?... Aucune. M. Wilkie en était à se désoler de voir lui échapper le nom de Chalusse et cette couronne de comte, qu’il devait faire peindre sur son coupé.

—Et... est-il riche mon père?... reprit-il...