—La défendrais-tu donc!... s’écria Mme Férailleur... Penses-tu véritablement qu’on puisse racheter une faute par un crime...
—Non, certes, mais...
—Peut-être jugerais-tu plus sévèrement la baronne si tu savais ce qu’a souffert sa fille, si tu savais quels ont été ses misères et ses périls depuis le moment où sa mère l’a furtivement exposée sous une porte, près des Halles, jusqu’au jour où son père, M. de Chalusse, l’a recueillie... C’est un miracle de Dieu qu’elle n’ait pas péri...
D’où Mme Férailleur tenait-elle ces détails? Voilà ce que se demandait Pascal sans trouver une réponse seulement admissible.
—Je ne te comprends pas, mère, balbutia-t-il.
Elle le regarda dans les yeux, et plus doucement:
—Il est donc vrai, interrogea-t-elle, que tu ne sais rien du passé de Mlle Marguerite, qu’elle ne t’en a rien dit?
—Je sais qu’elle a été très-malheureuse.
—Jamais elle ne t’a parlé du temps où elle était apprentie...
—Je lui ai entendu dire qu’elle avait travaillé de ses mains pour vivre...