L'huissier reparaissait.

—M. D'Avranchel, fit-il, consent à vous recevoir.

Et conduisant Maxence à l'extrémité de la galerie, il lui ouvrit une petite porte et le poussa en disant:

—Entrez, c'est là!

C'était une petite pièce, basse de plafond et pauvrement meublée. La tenture flétrie et le tapis qui montrait la corde, disaient que bien des juges s'y étaient succédé, et que des légions de prévenus y avaient traîné leurs pieds.

Devant une table, deux hommes, l'un vieux, le juge d'instruction, l'autre jeune, le greffier, classaient et paraphaient des papiers.

Et ces papiers étaient relatifs à l'affaire Favoral, car sur tous on lisait, en grosses lettres: Comptoir de crédit mutuel.

Dès que parut Maxence, le juge se leva, et après l'avoir toisé d'un regard froid et clair:

—Qui êtes-vous? interrogea-t-il.

D'une voix légèrement troublée, Maxence déclina ses noms.