Maxence s'avança.

—Je suis le fils de Vincent Favoral, monsieur, répondit-il. J'ai encore ma mère, et une sœur... notre situation est affreuse. Mlle Lucienne m'a fait espérer que vous consentiriez à me donner un conseil, et nous voici....

Le commissaire sonna, et un garçon de bureau s'étant présenté:

—Je n'y suis pour personne, dit-il.

Après quoi, revenant à Maxence:

—Mlle Lucienne a bien fait de vous amener, lui dit-il, car il se pourrait bien que tout en lui rendant un grand service, à elle, que j'estime et que j'aime... je vous en rende un, à vous aussi, qui êtes un brave garçon.... Mais, je n'ai pas de temps à perdre, asseyez-vous et contez-moi votre affaire....

C'est avec la plus scrupuleuse exactitude, qu'après avoir dit l'histoire de sa famille, Maxence exposa les scènes, dont depuis vingt-quatre heures, la maison de la rue Saint-Gilles avait été le théâtre.

Pas une seule fois le commissaire ne l'interrompit, mais lorsqu'il eut achevé:

—Redites-moi, demanda-t-il, l'entrevue de votre père et de M. de Thaller, et surtout, n'omettez rien de ce que vous avez entendu et vu, ni un mot ni un geste, ni un mouvement de physionomie.

Et Maxence ayant obéi: