—Pardon, colonel, vous oubliez que vous êtes sorti de Saint-Cyr avec le numéro 3.

Ses visites au quartier sont assez rares, et encore le plus souvent se borne-t-il à examiner les chevaux avec le vétérinaire.

Quelquefois, madame la colonelle accompagne son mari. Elle ne manque jamais de demander la levée de punitions, ce qui lui est toujours accordé.

Enfin il autorise et encourage la fantaisie;—au 13e on dit fantasia.

Mais ce mot mérite bien les honneurs d’un chapitre à part.

DE LA FANTAISIE

On appelle fantaisie tout ce qui dans le costume n’est pas absolument d’ordonnance.

Un shako plus bas de forme, un ceinturon plus court, un col plus étroit, des bandes de pantalon plus larges, des bottes vernies, des gants de chevreau, voilà la fantaisie pour les officiers.

Les maréchaux des logis font fantaisie avec une tenue fine en drap d’officier, un képi d’officier sauf le liséré d’or, et des galons qui montent jusqu’aux épaules.

Pour les soldats, faire fantaisie, c’est porter du drap plus fin, des pantalons plus larges, des bottes fines et des éperons à vis.