Si le marchef a un capitaine criard, son poste n’est pas tenable. Alors il scie le dos à ses fourriers, et est au plus mal avec tous les sous-officiers de son escadron.

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Les maréchaux des logis, qui sont les sergents de la cavalerie, se partagent en deux camps:

Les saumuriens, qui ont gagné leurs galons en deux ans à l’école de Saumur;

Les régimentaires, qui n’ont jamais quitté le 13e.

Les premiers sont ferrés à glace sur la théorie, les seconds ont la prétention d’être infiniment plus troupiers.

Cette très-petite rivalité n’altère en rien la bonne intelligence.

Le sous-officier du 13e hussards a deux grands défauts: il se coiffe trop sur l’oreille et n’est pas assez ennemi de la pose et de l’épat.

Il a aussi la fâcheuse habitude de porter des pantalons démesurément larges et de serrer de quatre ou cinq crans de trop son ceinturon, ce qui fait faire à son dolman des plis affreux dans le dos.—Mais ainsi le veut dame fantaisie.

La passion du maréchal des logis pour l’absinthe est un bien autre mal. Le colonel a déjà essayé de proscrire des cantines cette Locuste verte, mais une persévérance patiente, infatigable, plus forte que sa volonté, l’y a toujours ramenée.