Comment s’y prend-il?

C’est un secret entre Dieu, son brosseur et lui. Et ce secret, nul ne l’a pénétré; mais il est à peu près établi qu’il emprunte sans façon le secours d’un escabeau.

Le gros capitaine regarda attentivement Gédéon; il le toisait, il lui prenait mesure.

—Qu’on apporte des uniformes, dit-il au maître tailleur.

L’essayage commença.

Au 13e hussards, où règne despotiquement la tradition d’élégance, habiller un bleu est une affaire capitale, le maître tailleur en sait quelque chose.

Ce n’est pas un de ces régiments où l’on n’admet que les trois tailles réglementaires, grande, moyenne et petite; où, pour habiller le soldat, on prend mesure sur sa guérite; où chaque homme peut impunément être «ficelé comme l’as de pique.»

Non. Le capitaine d’habillement ne lâche un hussard qu’après avoir trouvé le dolman qui lui donne du chic, ou qui du moins le coupe agréablement en deux.

On essaye, s’il le faut, cent uniformes: le colonel ne plaisante pas sur cet article.

Après le dolman, la pelisse et le pantalon, les bottes.