Du moment où mon père avait promis, rien au monde n’était capable de l’empêcher de tenir sa promesse, sinon l’impossibilité flagrante, le cas de force majeure.

Il avait dit qu’il équiperait et armerait quatre volontaires, ce fut désormais son unique préoccupation.

Le malheur est qu’il n’y avait à Paris ni équipements ni armes.

Et ici, mes amis, je ne vous parle pas d’équipements d’une certaine façon plutôt que de telle autre, je ne vous parle pas d’armes particulières.

A la lettre, il était impossible de se rien procurer de ce qui est indispensable à un soldat.

Les boutiques des armuriers étaient vides; vides, les magasins de fabricants d’uniformes.

Quant à trouver un ouvrier qui consentit à travailler de son métier, il n’y fallait pas songer.

L’atelier avait été déserté pour la place publique, pour les cafés et les cabarets, pour les abords de l’Assemblée nationale.

La terrasse des Feuillants était trop étroite pour les groupes qui s’y tassaient et qu’eut vainement essayé de disperser la garde nationale.

Que faisait dehors, me demanderez-vous, tout ce peuple de la capitale?...