Le jour même, cependant, de l’investissement de la place, le roi de Prusse fit sommer le gouverneur Lavergne de se rendre... Il répondit, en présence de la garnison, qu’il tiendrait tant qu’il aurait un biscuit, un boulet et un homme valide.

Seconde sommation, le lendemain... même fière réponse.

Les Prussiens annoncèrent donc qu’ils allaient bombarder la ville.

C’était le colonel du génie Tempelhof, qui avait été chargé de conduire les opérations du siége.

Le 21, dans la journée, il fit établir deux batteries de quatre obusiers, et le soir, sur les sept heures, à la tombée de la nuit, il ouvrit le feu.

Il n’endommagea que fort peu la place...

L’obscurité profonde de la nuit l’empêchait de calculer ses distances et une pluie torrentielle empêchait absolument l’effet de ses obus...

De son côté, la garnison de Longwy riposta par un feu très vif, mais si mal dirigé, par suite de la jeunesse et de l’inexpérience des canonniers, que les Prussiens en souffrirent très peu...

Suspendu vers les trois heures du matin, le bombardement recommença dès qu’il fit jour...

A huit heures, il était dans toute sa violence...