Que les citoyens qui ne marcheraient pas à l’ennemi seraient obligés de remettre leur fusil aux citoyens prêts à partir pour la frontière...
Cependant, il était des gens que rien ne semblait rassurer, ni l’énergie de l’Assemblée, ni le nombre des volontaires, ni l’admirable spectacle de la France debout en armes...
M. Laloi, comme de raison, était de ce nombre.
A toutes les mesures de salut, on le voyait hocher la tête et répéter:
—Je n’ai pas confiance... Non, je n’ai pas confiance du tout.
Jusqu’à ce qu’un soir je le vis arriver dans notre boutique, brandissant une douzaine de feuilles de papier.
—Lisez-moi cela, me dit-il, et nous verrons si vous m’appellerez encore alarmiste...
C’était une douzaine de pages d’une méchante histoire de Frédéric-le-Grand, que M. Laloi avait trouvées parmi les vieilles paperasses qu’il achetait à la livre pour envelopper ses épiceries.
Lorsqu’il vit que je les avais parcourues:
—Eh bien!... me demanda-t-il.