Chaque cortége avait en tête un escadron de cavalerie, avec tambours, trompettes, et six pièces de canon.
Quatre huissiers à cheval, en grand costume, portaient des drapeaux où on lisait: Liberté-Egalité-Constitution-Paris.
Douze officiers municipaux ceints de leur écharpe, suivaient, groupés autour d’un garde national à cheval qui soutenait une immense bannière tricolore, où on avait écrit, en grosses lettres, ces mots effrayants et sauveurs:
LA PATRIE EST EN DANGER
Puis venaient encore six pièces de canon, roulant sur le pavé avec un bruit sinistre, et les légions de la garde nationale.
Un escadron de cavalerie fermait la marche.
A tous les carrefours, sur les ponts et sur les places, le cortége s’arrêtait.
Les huissiers agitaient leurs drapeaux et un long roulement de tambours commandait le silence...
Alors un officier municipal se détachait du groupe, et se haussant sur son cheval pour être entendu de plus loin, lisait l’acte de l’Assemblée législative.
Puis, par deux fois il répétait: