—C’est une fatalité, répétait-il, visiblement accablé, vaincu; mais nous pouvons rompre. Berthe, je puis m’éloigner.
—Il est trop tard. Croyez-moi, Hector, c’est notre vie aujourd’hui que nous défendons. Ah! vous ne connaissez pas Clément. Vous ne vous doutez pas de ce que peut être la fureur d’un homme comme lui lorsqu’il s’aperçoit qu’on s’est odieusement joué de sa confiance, qu’on l’a trahi indignement. S’il ne m’a rien dit, s’il ne nous a rien laissé voir de son implacable ressentiment, c’est qu’il médite quelque affreux projet de vengeance.
Tout ce que disait Berthe n’était que trop probable, et Hector le comprenait bien.
—Que faire? demanda-t-il, sans idée, presque sans voix, que faire?
—Savoir quelles dispositions il peut avoir prises?
—Mais comment?
—Je l’ignore encore. J’étais venue vous demander conseil et je vous trouve plus lâche qu’une femme. Laissez-moi donc agir, ne vous occupez plus de rien, puisque je prends tout sur moi.
Il voulut essayez une objection.
—Assez, dit-elle, il ne faut pas qu’il puisse nous ruiner, je verrai, je réfléchirai...
On l’appelait en bas. Elle descendit, laissant Hector perdu dans ses mortelles angoisses.