Le juge de paix additionna rapidement les différentes sommes et répondit:
—Pour quatorze mille cinq cents francs.
—Mme Sauvresy lui a donné davantage, déclara péremptoirement l’homme de la préfecture. N’ayant que quatorze mille francs, il n’aurait pas été assez fou pour les placer en terres. Il faut qu’il ait un magot caché quelque part.
—Sans doute, je suis de cet avis, mais où?
—Ah! je cherche.
Il cherchait en effet, sans en avoir l’air, il rôdait tout autour de la chambre, dérangeant les meubles, faisant à certains endroits sonner le carreau du talon de ses bottes, auscultant le mur par places. Enfin, il revint à la cheminée, devant laquelle plusieurs fois déjà il s’était arrêté.
—Nous sommes au mois de juillet, disait-il, et cependant voici bien des cendres dans ce foyer.
—On ne les retire pas toujours à la fin de l’hiver, objecta le juge de paix.
—C’est vrai, monsieur, mais celles-ci ne vous semblent-elles pas bien propres et bien nettes? Je ne leur vois pas cette légère couche de poussière et de suie qui devrait les recouvrir alors que depuis plusieurs mois on n’a pas allumé de feu.
Il se retourna vers la seconde pièce où il avait fait retirer les porteurs, une fois leur besogne terminée, et dit: