—Enfin! s’écria-t-il, nous tenons donc enfin un indice!... Ce bouchon, c’est l’assassin qui l’a laissé tomber ici... Il y avait fiché la pointe fragile de l’arme dont il s’est servi. Conclusion: l’instrument du meurtre est un poignard à manche fixe, et non un de ces couteaux qui se ferment... Avec ce bouchon, je suis sûr d’arriver au coupable quel qu’il soit!...
Le commissaire de police achevait sa besogne dans la chambre, nous étions, M. Méchinet et moi, restés dans le salon, lorsque nous fûmes interrompus par le bruit d’une respiration haletante.
Presque aussitôt, se montra la puissante commère que j’avais aperçue dans le vestibule pérorant au milieu des locataires.
C’était la portière, plus rouge, s’il est possible, qu’à notre arrivée.
—Qu’y a-t-il pour votre service, monsieur? demanda-t-elle à M. Méchinet.
—Asseyez-vous, madame, répondit-il.
—Mais, monsieur, c’est que j’ai du monde en bas...
—On vous attendra... je vous dis de vous asseoir.
Interloquée par le ton de M. Méchinet, elle obéit. Alors lui, la fixant de ses terribles petits yeux gris:
—J’ai besoin de certains renseignements, commença-t-il, et je vais vous interroger. Dans votre intérêt, je vous conseille de répondre sans détours. Et d’abord, quel est le nom de ce pauvre bonhomme qui a été assassiné?